Voleurs de chevaux

- par L'abeille - Mots-clés :

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[ FILM ] La semaine dernière je me suis rendue au cinéma Ex-Centris, situé sur le boulevard St-Laurent, à Montréal, pour y voir le film du Belge, Micha Wald, Voleurs de chevaux. Pourquoi ai-je choisi ce film? La réponse est facile à deviner : les chevaux! Quoi d'autres... C'était la première fois que je mettais les pieds à l'Ex-Centris. Pour quiconque ne peut s'imaginer regarder un film sans un bon gros popcorn bien enduit de beurre, ce cinéma n'est pas l'endroit qui convient. Pour ceux par contre qui sont agacés par le grignotement des autres, l'Ex-Centris est formidable, car on n'y vend absolument rien à se mettre sous la dent. Mais cet aspect gastronomique n'est pas la seule particularité de ce cinéma assez unique en son genre. La personne à la billetterie a également de quoi surprendre puisqu'elle se trouve derrière une vitre quelque peu déformante et semblable à un hublot qui donne des airs plutôt futuristes à la transaction.

Mais revenons à nos moutons... Euh! À nos chevaux! Il me parait important de préciser au départ que Voleurs de chevaux n'est pas un film de chevaux! Bien sûr, il y en a. Plus d'uns d'ailleurs. Et ils ont une grande valeur pour leur cavalier. Toutefois, on n'apprend pas à les connaître. Ils sont au cœur du principal conflit et essentiels à la survie des personnages vedettes, mais c'est tout. L'histoire se déroule en Ukraine, dans les années 1856. C'est une période misérable, avec des conditions de vies difficiles. Vladimir et Jakub sont deux frères entre 15 et 20 ans qui tentent justement d'y survivre. Ils n'ont qu'eux sur qui compter. L'amour fraternel est très présent tout au long du film. Joindre le régiment des Cosaques devient leur ultime espoir, mais ils en paient cher le prix. On assiste alors à des scènes d'une violence qui nous prend aux tripes; devant laquelle j'ai été incapable de rester indifférente. Heureusement, l'entraînement du cosaque donne lieu à quelques prouesses équestres intéressantes et les grandes chevauchées à travers champs font rêver. Les chevaux sont fiers et robustes. Évidemment, ces derniers sont convoités par deux autres jeunes frères, Roman et Élias, qui vivent très modestement du vol de chevaux. Un contexte favorable pour la suite des événements où se croisera le destin des quatre jeunes hommes dans une poursuite impitoyable alimentée par la vengeance qui garde le spectateur sur le bout de son siège jusqu'à la fin.

Enfin, même si Voleurs de chevaux n'a rien à voir avec Flicka, Seabiscuit ou Hidalgo, ce film est l'une de mes meilleures découvertes. Il s'agit d'un film physique que les acteurs ont joué avec brio. Ce premier long-métrage de Micha Wald, présenté au Festival de Cannes 2007, est très prometteur pour les réalisations à venir. Si ma critique inspire, la bande-annonce qui se trouve sur le site officiel de Voleurs de chevaux augmentera encore plus l'envie de visionner ce film.

Genre : Drame
Classification : 13 ans et plus / Violence
Durée : 1 h 27 min.

Par lolu57

lolu57
y a vraiment d'lair bon ce film la... je pense que je vais aller le voir demain merci l'abeille pour ton conseil!

Par L'abeille

L'abeille
Si tu vas le voir, tu me diras si tu l'as aimé ou non. Ce serait intéressant d'avoir un autre point de vue!

Par lolu57

lolu57
ok.. en fin de compte, je vais aller levoir un peu plus tard mais dès que je le vois je vais donner des nouvelles!

Par Marichex

Marichex
Sa me rapelle un peu "De si jolis chevaux"
?

Par L'abeille

L'abeille
Il y a effectivement l'actrice québécoise Mylène Saint-Sauveur qui joue dans ce film.

Je crois que le film n'est à l'affiche qu'à l'Ex-Centris. Pour celles qui ne pourront le voir au cinéma, il y aura toujours le DVD par la suite.

Pour la ressemblance avec «De si jolis chevaux», je ne sais pas, Marichex. Je n'ai jamais vu ce dernier. Un autre film à voir...

Par lolu57

lolu57
ouais c'est pour sa que je vais aller le voir un peu plus tard...