La certification et les assurances
- par rave - Mots-clés :
[ FORMATION ] Tout le monde possède des qualités propres à sa personne. Moi, quand j'étais au cégep, j'avais déjà les qualités requises pour faire une bonne intervenante, mais je suis allée au cégep pour me perfectionner et bien connaître le métier. Quand j'ai voulu utiliser le cheval comme moyen de réadaptation, je suis allée passer mon examen d'entraîneur de la Fédération équestre du Québec (FEQ). Il fallait bien que je sache enseigner l'équitation à quelqu'un de « normale » avant d'enseigner à quelqu'un qui a des limitations. Je pouvais toujours me débrouiller, mais je ne me serais pas sentie professionnelle.
Pour bien prendre mes responsabilités en main, je suis allée suivre une formation au Connecticut en équitation thérapeutique. Je n'ai pas choisi de m'improviser instructeur d'équitation thérapeutique. J'avais pourtant toutes les connaissances requises au rôle de l'éducatrice spécialisée et de l'entraîneur d'équitation de la FEQ, mais j'ignorais quelles étaient les personnes qui ne peuvent monter à cheval (parce qu'il y en a qui marchent pourtant) et j'ignorais ce que le cheval offrait comme possibilités de travail avec telle ou telle personne. Il est question ici de responsabilisation personnelle.
Ensuite, il y a les assurances. Je vais me servir d'un exemple qui est un fait vécu mais sans rapport avec les chevaux : les massages. Tout le monde peut en faire. Je sais que la certification n'offre pas toutes les garanties. Je connais une dame qui est devenue quadraplégique (seule la tête peut bouger, le reste du corps est paralysé) suite à un massage d'une massothérapeute qui a atteint la 2e vertèbre cervicale. Imaginez si cela avait été son amie non certifiée qui lui aurait fait cela? Toute la culpabilité que l'amie aurait ressenti, sans compter que ce n'est pas les assurances professionnelles qui aurait défrayé les coûts du centre de réadaptation, du fauteuil roulant et de l'ordinateur qui lui sert de voix, c'est elle, l'amie!
Revenons à l'équitation, c'est vrai qu'il existe des assurances pour les instructeurs non certifiés, mais imaginez si ce type d'accident arrivait? Tous les débats que cela entraînerait et l'énorme fardeau, engendré par le regard des autres, que la personne porterait sur ses épaules. Les commentaires : « Elle n'était pas certifiée, était bonne cavalière, mais... » Ce n'est pas quand cela arrive qu'on doit y penser, c'est avant. En plus, ce type d'assurance coûte cher, pourquoi les instructeurs non certifiés ne passent-ils pas leur certification, ils économiseraient sur la prime d'assurance? Peut-être n'ont-ils pas d'assurance, informez-vous.
Et s'il y en a qui enseignent sans avoir d'assurance, pensez-y deux minutes...
Moi, j'ai eu un accident à cheval et pourtant, de l'expérience, j'en avais, mais c'est arrivé. Un accident bête ça peut arriver à n'importe qui sur n'importe quel cheval. Et si cela avait été un de mes cavaliers ou un de vos cavaliers? Je suis certifiée, alors j'aurais été questionnée, tout comme si je n'avais pas eu de certification, mais aurait-on douté de ma parole? Peut-être par rapport à l'expérience, mais sûrement moins que si je n'avais pas eu de certification. De la culpabilité, j'en aurais eu, mais beaucoup moins que si je n'avais pas fourni les efforts pour être accréditée.
Et pour les assurances, c'est pareil, mais si on n'en a pas, pensez-y...
Dans mon cas, l'ambulance a payé le salaire du cavalier (que j'étais lors de l'accident) pendant l'hospitalisation, plus les dommages qui montent assez vite, merci, puisqu'une seule perte d'audition d'une oreille coûte environ de 15000 $, les frais au centre de réadaptation environ 150 $ par jour, en plus du temps passé avec les professionnels et les frais de transport entre le centre de réadaptation et l'hôpital. Ouf, toute une facture! Assez pour mettre quelqu'un en faillite, sans parler d'un éventuel procès si vous ne faites pas d'arrangement ou n'avez pas l'argent. Votre nom traîné dans la boue. Alors, je crois important d'y penser.
L'assurance de la FEQ paie un peu dans ces cas-là, mais pas la totalité. C'est une excellente initiative qu'a la FEQ d'offrir ce service, mais celui-ci est limité.
La FEQ a mis un système de certification en place pour les entraîneurs. Il n'est pas parfait mais s'est amélioré au fil des années et s'améliorera encore grâce à la rétroaction reçue et aux idées dispensées, j'en suis certaine.
Des mauvais instructeurs et entraîneurs, il y en a et je pense qu'il est de notre devoir et de notre responsabilité de le dire. Le dire à qui me direz-vous? Aux personnes responsables de la certification et à tout le monde de votre entourage. Le bouche à oreille ça fonctionne, mais il ne faut pas avoir peur de le dire. Il y en a qui vous jugent lorsque vous dites ce qui en est, mais je crois que c'est bien pire quand on s'abstient et qu'un accident arrive.
Je ne possède pas la vertu du grand manitou équestre et je pense que personne ne possèdera cette vertu un jour parce qu'on apprend à tous les jours, avec chaque cheval sur notre route et, si on est honnête, avec chaque personne que nous côtoyons.
Note : Si des opinions sont émises dans ce texte, elles ne reflètent pas nécessairement les opinions de poneyxpress.com.




Par rave
Alors, j'ai une expérience qui me permet de poser mon regard sur le fait d'être certifié ou non ainsi que sur le fait des assurances.
Je ne souhaite à personne ce que j'ai vécue et je ne cesse de me demander: "et si ça aurait été un élève ?". Alors, je me dit que la prévention c'est mieux que rien faire.
Par Patsy
En cas de chute de cheval ou de n'importe quel accident, je préfère avoir un secouriste près de moi.
Par rave
Par horse4ever
Par Karyne
J'ai donc pris des assurances pour Instructeur NON CERTIFIÉ. Eh oui !
Parcontre, j'ai l'intelligence et le respect des autres (donc mes élèves) de ne pas leur promettre ou leur montrer plus que ce que j'en sais.
Mon coup de coeur, apprendre au débutant, ceux qui n'ont jamais monter à cheval. J'ai le cheval adapter à se type de clientèle: calme, pas nerveux, patient.
Je ne montre pas les cavaliers parce que justement je ne suis pas certifié, pas parce que je ne pourrais pas, mais par une sorte de respect si je peux le dire ainsi; j'ai ma propre vision de cours et mes élèves sont au courant, je montre aussi à comment s'occuper d'un cheval et les aides qui leur seront utile lorsqu'il auront leur propre cheval.
Lorsqu'il auront plafonner, je les enverrai vers des Instructeur certifiés qui pourront leur montrer les cavaliers, si t'elle est leur désire.
Aussi, dans mes cours, le casque est obligatoire en tout temps, j'en ai aussi en ma possesion, les pantalon long (jean) et les soulier avec un petit talon (pas de running shoe)
Alors, je crois que oui il a du monde ''sans dessin'' qui se dise Instructeur et qui montre n'importe quoi, n'importe comment, sans assurance et sans précaution.
Mais n'oublions jamais qu'il y a toujours exeption à une règle