Comment tout a commencé

- par Soreynaah

Texte par Soreynaah

[ FAIT VÉCU ] J'ai toujours été une passionnée des chevaux. Malheureusement, à 15 ans, je ne pouvais vivre ma passion que du bout des doigts. Je vivais en ville et déménageais tout le temps, ne me laissant que quelques occasions de me payer de rares randonnées et quelques cours de-ci de-là. Je ne pouvais jamais goûter pleinement à cette passion qui me brûlait bien malgré moi. Ma mère avait toujours aimé les chevaux, mais sa vie manquait de cette stabilité si nécessaire pour m'accorder un simple emploi dans une écurie. Finalement installée à St-Jérôme, je commençai l'école normalement.

Sur la route 158, je ne pouvais m'empêcher de coller mon nez à la fenêtre de l'auto, car il y avait là une écurie et un pacage où l'on pouvait voir une dizaine de chevaux. Une grande jument palomino attirait particulièrement mon regard et chaque fois, je murmurais à ma mère que je voulais aller là-bas et offrir mes services à celui ou celle à qui appartenait cet endroit. Je n'avais aucune expérience dans le domaine équestre, mais je désirais apprendre. Cependant, elle se contentait de froncer légèrement les sourcils, sans rien ajouter et j'en concluais qu'elle ne voulait pas aborder le sujet. Je finis par cesser ce manège, contemplant de loin les chevaux qui me faisaient rêver chaque fois qu'il m'était possible de le faire.

Un jours, ma mère vint me trouver dans ma chambre et sans un mot, elle s'assit près de moi. Je savais qu'elle allait m'annoncer une bonne nouvelle, son sourire n'étant pas très discret. Elle m'annonça donc que son nouvel amoureux travaillait avec un certain Gaby. J'étais en fait au courant puisque je l'avais déjà aperçu brièvement. Ce que je ne savais pas, c'était que la compagne de cœur de Gaby possédait justement des chevaux. J'appris aussi qu'elle venait d'accoucher de jumeaux (six mois) sans compter qu'elle avait déjà une fille d'un an. Gaby travaillait presque sans cesse et un coup de main avec les chevaux ne serait donc pas de refus. Je jubilais, mais ce que je ne savais pas encore, c'était qu'Audrey possédait justement les chevaux qui m'obsédaient depuis quelque temps.

Un soir, je la rencontrai. Bien que je fusse intimidée, elle me mit rapidement à l'aise, répondant à mes questions et m'expliquant quoi faire. J'appris rapidement à connaître chacun des chevaux et je travaillai près de six mois avec elle. Elle venait me prendre après l'école pour m'amener à l'écurie, puis me ramenait chez moi une fois le travail terminé. Puis, presque en même temps, on m'annonça deux nouvelles qui changeraient radicalement ma vie. Nous avions trois juments qui devaient pouliner pour l'année suivante. Comme cadeaux de fête et de Noël combinés, j'avais le droit de choisir un poulain entre les trois à venir et celui-ci serait à moi. Le rêve se transforma cependant rapidement en cauchemar puisque ma mère m'annonça que l'on déménageât dans quelques mois, à une heure de trajet. Je perdais donc tout, mes nouveaux amis, mon travail et mon cheval avant même de l'avoir réellement eu.

Je ne pouvais pas accepter ce coup bas que la vie me donnait. Elle venait de me permettre de vivre dans ce monde qui me faisait rêver pendant six merveilleux mois, elle venait de me donner le plus précieux présent que je ne pouvais pas espéré, pour ensuite tout m'arracher brutalement. Je me mis rapidement à la recherche d'une solution. J'allais avoir 16 ans, il était temps que ma mère cesse de me trimballer au gré de ses humeurs. Je m'arrangeai avec Audrey et parlai à ma mère. Je déménagerais chez Audrey, lui donnant un coup de main permanent avec les chevaux et les enfants. Je ne changerais donc pas d'école et travaillerais donc plus efficacement pour ce poulain que j'aimais déjà. À mon grand étonnement, ma mère finit par accepter.

Entre temps, Audrey m'annonça qu'elle était de nouveau enceinte, de jumeaux, encore. Je regardais son ventre arrondir en même temps que celui des juments dont l'une serait la maman de mon bébé à moi. La première à avoir son bébé fut celle dont on avait déjà convenu que le poulain ne serait pas mien, en raison de la grandeur de cette jument qui donnait des poulains de 14 mains 3 environ. Je voulait un cheval plus grand. La pouliche baie nouvellement née attisa un peu plus ma hâte de voir enfin mon poulain. Je pouvais choisir entre le bébé de la jument de tête nommée Ima ou celui de cette fameuse palomino qui avait toujours accroché mon regard. Je pensais sincèrement en mon fort intérieur que l'élu serait le dernier à venir au monde, celui de la palomino.

Même quand Audrey m'annonça que Ima venait d'avoir son poulain, un 26 février 2007, je ne croyais pas que ce serait lui. Il me fallut attendre quatre jours avant de pouvoir le voir, divers événements m'empêchant de me rendre à l'écurie. La première chose que j'aperçus de lui, ce fut cette grande ligne blanche qui passait entre ses yeux jusqu'au bout de son nez. Le poulain vint me voir immédiatement lorsque je mis les pieds dans le box, sans peur, et me téta les doigts tout naturellement. À ce moment-là, je compris que je m'étais trompée sur toute la ligne. C'était lui, et pas un autre que je voulais. Je l'appelai Bill.

Je ne puis que remercier Audrey, car ce fut des coups de cœur immédiats. Un coup du destin cruel vint ensuite consolider cette évidence, puisque la palomino perdit son poulain le lendemain de sa naissance. Aujourd'hui, Bill a un an et est très affectueux. Il donne les pattes à merveille et est très tranquille. Il est affectueux, je peux passer des heures à le dorloter sans qu'il ne se plaigne et il vient me voir dès que je m'approche du pacage. Je sais que jamais je n'aurais pu tomber sur mieux et je l'aime de tout mon cœur. Je le débourre cet hiver et j'ai confiance que tout se passera bien. Pour cela et pour toutes les aventures qui nous attendent dans le futur.

Note : Si des opinions sont émises dans ce texte, elles ne reflètent pas nécessairement les opinions de poneyxpress.com.

Par Canellrose

Canellrose
Wow quel beau moment de vie! Difficile au départ mais qu'il devient fabuleux! La vie s'arrange quelques fois pour nous faire savoir que nous sommes là ou nous devons être! Je suis heureuse que tu puisse vivre aussi pleinement ta passion pour ces chevaux d'amour! J'espère que ton merveilleux Bill se porte bien! et toi aussi bien sur. J'ai une jument depuis 2 ans et on m'a toujours confirmé quelle avait au moins 17 ans si ne n'était pas plus. Je fais attention pour ne pas la fatiguer vu son age, j'ai même failli acheter une autre jument plus jeune pour facilité son départ le moment venu. Mais finalement je n'ai pas pu l'acheter et je suis devenu amie avec sa nouvelle propriétaire!.
Mais le plus beau dans toute cette histoire, c'est que la vet est venu voir ma cocotte et je n'ai plus une vielle jument, j'ai une jument de 12 ans seulement! Lavie arrange bien les choses sinon j'aurais 2 jument de la m^me age pendant longtemps! La vie est bien faite finallement!

Bonne journée!

Par J.L.B

J.L.B
Quand on veut vraiment et qu'on trouve toute les solutions possibles on n'y arrive enfin avec espoir! bravo j'adore ton histoire!!

Par Soreynaah

Soreynaah
Je suis heureuse que vous ayez pris le temps de lire mon histoire, et surtout, qu'elle vous plaisent! Bill est maintenant âgés de 1ans et demi et je sait que j'ai fait le bon choix. Je ne regrette rien, bien au contraire!

Merci pour vos commentaires, ils m'ont fait trés plaisir!

Par Plumegrise

Plumegrise
tres beaux texte vrm tros chanceuse toi jadore les palomino!

Par Ninilili

Ninilili
très jolie histoire!

cest chouette que ta mère a accepté que tu habites avec Audrey qui avait aussi besoin de ton aide. Et maintenant que tu as ton propre poulain, tu peux vivre une expérience unique

Bravo pour tes initiatives. tu as foncé et ca t'a permis de tout apprendre des chevaux, maintenant, le débourrage. je suis sûre que ca iras bien

Par Soreynaah

Soreynaah
Je suis confiante pour le débourrage.
Il as un caractère doux, et il apprend vite.
J'ai eu quelques difficultées pour lui apprendre à longer car il me foncait sans scesse dessus, mais des que j'ai comprit ce que je ne faisait pas comme il faut, il longeait aussi bien qu'un vieux cheval.
De plus, j'ai vraimejnt l'impression qu'il prend plaisirs à nos petit jeux.
Il est attentif et calme.
Je lui est mise une scelle sur le dos, et il n'as pas bronché.
J'ai l'est même fait courir un peu avec, et ont aurait dit qu'il avait eu sa toute sa vie!
Je ne suis pas nerveuse pour le jours J.
J'ai vraiemnt hâte!
Merci de vos commentaires!!!