Par lorie24
Quel devrait-être l'usage de l'éperon?
Après avoir lu un autre sujet j'ai réalisé que nous n'avions pas tous le même raisonnement sur l'utilisation de l'éperon.
Selon moi un éperon est un outil de précision qui ne sert pas à faire avancer un cheval mais à lui indiquer de façon plus précise une mouvement à un niveau plus élevé.
Par exemple: je te demande de rentrer ton postérieur sous toi. J'aimerais que tu le rentre plus. J'appuie l'éperon pendant la tracé du mouvement, hop le cheval qui dormait un peu se redresse et va porter le postérieur un peu plus loin sous le corps pour exécuter son mouvement.
Selon moi l'utilisation est tu demandes avec la jambe légèrement tu attends une réponse qui ne vient pas, tu redemandes un peu plus sévèrement la réponse ne vient toujours pas alors au bon moment lorsqu'il soulève le pied pour le pas qui suit tu utilise l'éperon et tu RELÂCHES.
Encore selon moi, si on doit utiliser un éperon pour faire avancer un cheval c'est qu'il faut revenir à la base et lui faire comprendre l'effet de la jambe.
Dans tous les cas encore selon moi l'éperon ne devrait être utilisé que par un cavalier avancé (jambe fixe) qui maitrise parfaitement sa jambe peu importe la position et sur un cheval ayant une base solide. Le cavalier devrait encore selon moi toujours faire sa première expérience encadré d'un instructeur.
Après vous avoir décrit ce qu'était selon moi l'utilisation correcte de l'éperon qu'elle est votre définition de l'utilisation correcte de l'éperon? Suis-je trop matante avec les éperons?
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Par Miss_Fey
L'éperon est positionné sur un espace déjà un peu plus sensible qu'un poitrail, une épaule ou une fesse, soit les côtes et les flancs. De plus, remarque qu'une claque, avec la paume de la main, saisie, mais un bon pokage avec 1-2 doigts, ça fait foutrement mal. C'est l'effet talon /
Oui, entre eux, ils arrive qu'ils se blessent. Malheureusement, nous sommes des prédateurs à leurs yeux, il ne faut pas l'oublier. Ils ont simplement appris à nous accepter quand nous nous efforçons de leur cacher notre nature de prédateur. Une correction dans le but d'obtenir quelque chose par l'imposition de la douleur, c'est la définition même de la torture. C'est définitivement notre nature de prédateur que nous leur montrons.
J'ai d'autres moyens que l'éperonnage pour obtenir la coopération. OK, ils sont moins immédiats, mais plus durables encore que l'éperonnage. Au même titre que de travailler au filet au lieu de travailler au levier pour corriger les problèmes. Plus gratifiant et valorisant, à mon sens.
Par Lollipop17
L'important d'un coté comme de l'autre c'est de ne pas tomber dans l’excès.
Pour moi et c'est mon avis personnel, contraindre par la force ou la douleur n'est pas une solution et n'en sera jamais une. Je n'ai jamais au grand jamais donné la fessée à ma fille et je n'ai pas non plus été un parent mou, j'ai utilisé la communication, l'écoute et le respect et aujourd'hui j'ai une belle grande de 15 ans qui fait du théâtre, de l'impro, qui se tape une moyenne générale de 95% à l'école et qui adore être avec sa mère et parler avec elle de tout... Je considère que j'ai fait une bonne job et je continue dans cette voie, savoir garder le juste milieu est toujours payant.
Mais tout le monde fait ce qu'il veut, c'est juste un partage d'opinion et pas un jugement
Par likeariver
Je veux connaître des méthodes concrètes que vous utilisez sans avoir recours à la force ou à l'inconfort.
Par Lollipop17
1. Commande vocale (pas, trot etc.)
2. Apppui avec le jambes et mollets
3. Pression des mollets
4. Pression des mollets et talons (juste pression)
5. Petit coup de talon tout en maintenant la pression
6.Coup de talon décidé
7. Coups de talon rythmés (petits mais avec du beat )
Au début ça a été un calvaire, j'ai vu ma fille faire le manège presqu'au complet du reculons, rester sans bouger durant 30 minutes... Mais, lentement, étapes par étapes elle a commencé à avoir des réactions à 6, 5, 4, 3, 2 et finalement aujourd'hui elle l'encadre avec ses jambes et le ride presque juste à la voix... Oui ça a été long, rushant, gossant et ma coach l'a souvent fait prendre des grands respires mais aujourd'hui elle n'a plus aucun problème avec lui, il sait très bien ce qu'elle lui demande. À chacunes des étapes qu'ils franchissaient ensembles il se le faisait dire que c'était un good boy Elle lui laissait le temps de réfléchir, de comprendre et il a assimiler l'information. La méthode est plus longue, les résultats viennent lentement mais en bout de ligne Lancelot a jamais été frustré et ma fille a appris à s'affirmer sans perdre patience
Par Laue_0405
Par contre, j'ai déjà vu des choses bien horribles dans mon ancienne écurie de dressage classique! (j'étais privilégiée d'avoir eu le droit d'y aller en tant que west, car la proprio me connaissait déjà un peu). Une dame entraînait son grand cheval en dressage. Elle avait une prof qui la coatchait. Je me rappelerais toujours la fois où je l'ai vue revenir du carré de dressage, après son cours. Je regarde son cheval et quelque chose m'horrifie: ses flancs saignent un peu (pas une plaie, mais vous comprenez). Je lui fais une reamrque là-dessus et voici sa réponse: Ahah le petit coquin vient d'apprendre c'est quoi des éperons (première fois qu'elle en mettait). Il est vraiment moumoune, sa peau est trop fine! ELLE RIAIT! Je capotais... Je ne généralise pas du tout! C'est seulement un exemple bien précis de la mauvaise utilisation d'éperons...
Par Miss_Fey
Pour ce qui est des situations décrites par likeariver, j'en ai monté des chevaux comme ça et JAMAIS je n'ai eu besoin d'éperons. Pour un cheval qui buck, la plus gros correction que j'ai utilisé, c'est la goal de dressage sur une fesse juste pour dire que je saisissais. Des chevaux qui restent stallés sur place, je trouve un moyen de les faites bouger. Si ce n'est pas la Motion avant, je le plie et désengage les hanches. Même principe avec un cheval qui recule. Oui, c'est plus long de lui apprendre que ça ne se fait pas, mais le résultat il est un cheval qui a compris dans le respect. Il a appris à coopérer volontairement et à réfléchir à la solution de lui même.